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01/06/2021

Salut, tu t’appelles comment ?

- Moi, c’est solidarité, et toi? - Moi, c’est écoquartier. - C’est cool, ça rime, on est fait pour s’entendre!

En France, la ville se réinvente pour favoriser la mixité sociale. La loi SRU (Solidarité et de renouvellement urbain) votée en 2000, qui impose des quotas de logements sociaux dans les villes de plus de 3500 habitants, a permis d’accroître le mélange des populations.

Mais l’objectif n’est que partiellement atteint. Et aujourd’hui, la ville doit aller plus loin. Faire que ces populations ne vivent pas juste les unes à côté des autres dans des immeubles voisins. Passer d’une mixité urbaine à la mixité sociale. Créer du lien.  

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Séance de travail collectif entre parties prenantes, habitants et usagers

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Une mixité de façade ?

Quelques chiffres pour commencer. Pour voir où on en est, et se dire que le tableau n’est pas tout noir. Le logement social est mieux réparti sur le territoire et la ségrégation résidentielle selon le statut d’occupation (HLM ou logement privé) a baissé de 7% entre 1999 et 2015. C’est le résultat d’une étude publiée en 2020 par le tout nouvel institut d’études Idheal (Institut des hautes études pour l’action dans le logement). Mais les écarts de revenus se sont creusés. Les communes les plus riches continuent à attirer les familles les plus aisées, les ménages les plus pauvres restent concentrés dans certains quartiers et la ségrégation en fonction des revenus a elle augmenté de 9%.

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Jardin partagé à Chers Voisins Aix-les-Bains

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Donner la parole aux habitants

Au-delà de ces chiffres, si on regarde autour de soi, on voit bien qu’il y a encore un long chemin à parcourir pour que la mixité sociale soit réelle dans la ville de demain. Localement, des initiatives émergent pour participer à un nouvel élan, notamment en donnant la parole aux habitants au moment de construire un projet urbain. Les faire parler, interagir et travailler ensemble. Exprimer leurs besoins et leurs envies. C’est par exemple ce qu’a fait Eiffage sur le chantier de LaVallée à Châtenay-Malabry : installer une maison du projet pour que les habitants puissent poser leurs questions et s’exprimer sur la création de l’écoquartier. L’atelier 1 du programme E3S apporte également une réflexion littéraire sur la ville. L’un des projets est d’organiser des ateliers créatifs au cours desquels les Châtenaisiens et Châtenaisiennes vont pouvoir rédiger des textes en prose ou des poèmes. Ces ateliers littéraires doivent permettre de lever certaines craintes ou faire émerger des attentes.

De la convivialité à la solidarité

La solidarité et le bien vivre ensemble ne se décrètent pas. Mais on peut se donner les moyens d’y arriver. En développant cette concertation citoyenne. Ou simplement en créant des moments de rencontre et d’échange entre les habitants d’un même quartier ou d’une même résidence. C’est ce que propose l’entreprise Récipro-Cité. Cela peut être l’occasion de réfléchir à un projet commun. Souvent, les participants proposent des jardins partagés, parce que c’est une activité familiale et que les tomates qu’on a fait pousser sont forcément les meilleures. Des ateliers de bricolage ou de prêt de matériel, parce que c’est un peu bête d’acheter autant de perceuses qu’il y a d’appartements dans l’immeuble quand on l’utilise une fois par an. Ou simplement des cafés, des repas partagés pour apprendre à se connaître, demander un prénom, parce que c’est quand même plus sympa de se dire bonjour avant d’emprunter une perceuse, non ?

L'auteur

 

Serge Le Boulch

Président - Récipro-Cité

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Une collaboration entre Eiffage et l'Université Gustave Eiffel